Au cœur des résidences Occitalia – Zoom sur le métier de kiné

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Reportage
Texte

Au cœur des résidences Occitalia – L’interview de Wahid Saidani, responsable des rééducateurs au sein du Groupe Clinipole 

Un métier : une passion

Wahid SAIDANI, responsable des rééducateurs au sein du Groupe Clinipole
Wahid SAIDANI, responsable des rééducateurs au sein du Groupe Clinipole 

″Kinésithérapeute ? Un métier exceptionnel ! 40 ans que je l’exerce et je suis heureux de me lever chaque matin !″

 

Entretien musculaire et articulaire, équilibre ou marche : le rôle des kinésithérapeutes est essentiel en Résidences Services Seniors. Pour le corps, mais aussi pour le mental. Pour conserver son autonomie et son indépendance. Et ainsi bien vieillir.

Les kinésithérapeutes occupent un rôle d’importance au sein des Résidences Services Seniors Occitalia. Présents au quotidien, leur objectif est clair : accompagner les résidents et les aider à préserver leur autonomie et leur indépendance, afin qu’ils puissent profiter de la vie dans les meilleures conditions possibles. Pour ce faire, ils peuvent s’appuyer sur l’expérience et la détermination de Wahid Saidani, en charge de la réadaptation et de la rééducation pour le Groupe Clinipole, auxquelles les résidences Occitalia appartiennent. Interview et revue de détail avec un kinésithérapeute qui ne conçoit d’exercer son métier qu’avec le plus puissant des stimulants : la passion.

Pouvez-vous nous expliquer le rôle que vous tenez au sein du Groupe Clinipole, plus particulièrement encore pour ce qui concerne les Résidences Services Seniors ?

Je chapote et supervise tout ce qui touche à la réadaptation et la rééducation au sein du Groupe. Cela comprend donc les Résidences Services Seniors Occitalia (RSS), les établissements de Médecine, Chirurgie, Obstétrique (MCO), les Soins de Suite et de Réadaptation (SSR), mais aussi les Ehpad.

Quels sont les rééducateurs qui interviennent en Résidences Services Seniors ?

Des kinésithérapeutes, essentiellement. Ils sont 8 à intervenir dans nos 5 résidences, auxquels il faut ajouter 10 assistants et 2 spécialistes en activité physique adaptée. Ils sont présents tous les jours, du lundi au vendredi. Mais nous avons également mis en place un système d’astreinte, afin que nos kinés puissent venir le week-end, si cela s’avérait nécessaire. Indéniablement, c’est l’un des avantages d’appartenir au Groupe Clinipole.

 

″Avec nos kinés, le message est clair : prenez soin de nos résidents comme si c’étaient vos propres parents.″

Une résidente sur son vélo au Flaugergues - Occitalia

Concrètement, comment se passe la prise de contact, lorsqu’une nouvelle personne arrive en Résidence Services Seniors ?

Nous allons systématiquement la voir. D’abord pour nous présenter, puis faire sa connaissance. Bien entendu, nous lui demandons de nous faire un petit historique sur son état de santé : bénéficie-t-elle déjà de soins de rééducation ? Rencontre-t-elle des problèmes d’autonomie ? A-t-elle des besoins en particulier ? Le cas échéant, nous pouvons également procéder à quelques tests. Notre but est clair : assurer une prise en charge de qualité, qui soit totalement adaptée à chaque résident. C’est très important. Pour ce faire, nous pouvons aussi compter sur les gestionnaires des 5 résidences, avec lesquels la communication est permanente. Nous avons des rapports de confiance et de proximité, ce qui nous permet d’être régulièrement informés sur l’état de santé de nos résidents. C’est un travail d’équipe.

Bien souvent, on constate que les nouveaux arrivants vivaient seuls, avant d’intégrer une RSS. Quels sont les maux dont ils souffrent le plus ?

Chaque histoire est singulière, mais il est vrai que l’isolement génère toute une multitude de troubles. Parfois, les nouveaux arrivants nous disent que chez eux, ils n’attendaient qu’une chose : que la journée passe. Forcément, en pareille situation, le mental en prend un coup. Puis c’est au tour du physique de faiblir. À ce propos, lors du premier confinement lié à la Covid-19, il était hors de question de laisser nos résidents seuls. Tant pour l’aspect psychologique que physiologique. Quand une personne est délaissée, elle régresse ; nous ne voulions surtout pas qu’ils perdent en autonomie. Le message adressé à l’équipe de kinés était clair : prenez soin de nos résidents comme si c’étaient vos propres parents.

 

″Le kiné doit être capable de donner envie au résident de mettre son corps en mouvement. Il doit être le déclencheur.″

Salle de kiné au Domaine d'Ucétia Occitalia
Salle de kiné au Domaine d'Ucétia

Comment se déroulent les séances de kinésithérapie en résidence ?

Bien entendu, tout dépend de la personne et de son degré d’autonomie. Pour un résident valide, on met en place de la rééducation globale, accompagnée d’une activité physique adaptée, afin de maintenir sa condition. Dans chaque résidence, nous disposons d’une salle dédiée ; elle est équipée de vélos, de vélos-couchés, de rameurs et de tapis de marche. Il y a aussi des tables destinées à la thérapie manuelle : étirements, massages et mobilisations passives. Enfin, différentes activités se passent à l’extérieur des résidences : parcours de marche – avec ou sans obstacles – parcours minutés et exercices en piscine, durant l’été. Grâce à cela, nos résidents se rendent compte qu’ils peuvent encore faire beaucoup, physiquement. Souvent plus qu’ils ne l’imaginaient. Et ça leur donne confiance en eux. C’est là tout l’intérêt de notre métier : le kiné doit être capable de donner envie au résident de mettre son corps en mouvement. Il doit être le déclencheur.

Quels types d’exercices proposez-vous ?

Ils sont nombreux ! Cela peut être de la tonification (travail musculaire des membres inférieurs et supérieurs) ou du travail articulaire par le biais de la gymnastique douce car, avec le temps, on a tendance à se raidir. Nous proposons également des techniques spécialisées dans la rééducation des vertiges et la gestion de l’équilibre. Nos ateliers ″prévention des chutes″ sont d’ailleurs très appréciés. Nous apprenons aux résidents à corriger les éventuels défauts de leur démarche et nos sessions pratiques leur donnent tous les conseils utiles pour les aider à se relever, en cas de chute.

 

Ne jamais oublier que la rééducation, c’est aussi passer un bon moment, ensemble.″

 

Quid des résidents dont l’autonomie est amoindrie ?

Si la perte d’autonomie est due à un accident, type fracture du col du fémur ou traumatisme, on met en place un protocole bien spécifique et, petit à petit, les choses se remettent en place. Si elle est causée par une neurodégénérescence, comme c’est le cas avec la maladie d’Alzheimer, notre rôle est d’être présent tous les jours, de stimuler le résident et de travailler en groupe, de préférence. Le kiné est là pour les aider et les accompagner. Si le résident a des difficultés à se rendre jusqu’à notre salle, on lui rend visite dans son logement. On le mobilise, on le sollicite et on l’encourage. Et puis, les kinés essayent de masser quasi-systématiquement nos résidents, avec un décontracturant ou un anti-inflammatoire, afin d’apporter un maximum de bien-être.

L’humain est bien au centre de votre métier…

Au quotidien, l’intervention du kiné est large : de la rééducation respiratoire au suivi psychologique, en passant par le bien-être. Mais il ne doit jamais oublier que c’est avec des êtres humains qu’il compose. Parfois, ils n’ont pas le moral ou n’ont pas l’envie ; il nous faut les comprendre. Mais dans ce cas-là, on s’adapte. En remettant la séance au lendemain, par exemple. Il ne faut jamais oublier que la rééducation, c’est aussi passer un bon moment, ensemble.

Un kiné qui pratique un massage sur un résident OccitaliaPrécisément, quelles sont vos relations avec les résidents ?

Par-delà l’exercice, c’est un réel moment d’échange. Bien sûr, parfois, à son arrivée, un nouvel arrivant peut se montrer réticent. Il faut le respecter et ne surtout pas le brusquer. Au fur et à mesure, on lui propose d’assister à un cours collectif et, généralement, il se laisse séduire ! D’autant que c’est aussi un moyen de créer du lien avec les autres seniors… Les résidents sont heureux de nous voir et de participer à nos cours. Des petits mots, des attentions à Noël ou pour nos anniversaires, et même une résidente qui a dernièrement tricoté un habit pour ma petite fille. C’est plein de gentillesse. De tendresse et de respect. Et le concept des Résidences Services Seniors permet de vivre tous ces formidables moments de convivialité.

Texte

5 QUESTIONS À JÉRÉMIE ALMÉRAS, KINÉSITHERAPEUTE AU SEIN DU DOMAINE UCÉTIA, À UZÈS (GARD)

Jérémie ALMÉRAS, kinésitherapeute au sein du Domaine Ucétia, à Uzès
Jérémie ALMÉRAS, kinésitherapeute au sein du Domaine Ucétia, à Uzès

″À Occitalia, nous avons le temps et les moyens pour assurer une prise en charge de qualité : c’est un vrai luxe″

 

Depuis combien de temps exercez-vous au Domaine d’Ucétia ?

J’y travaille depuis bientôt deux ans, en binôme avec un confrère. Au préalable, j’intervenais ponctuellement à l’Apogée, une résidence Occitalia située à Castelnau-le-Lez. Nous exerçons dans le même état d’esprit que celui insufflé par Wahid Saidani où l’accueil, le professionnalisme et le respect des résidents sont essentiels. Cela plaît, puisqu’aujourd’hui, 20 à 25 personnes suivent nos cours plusieurs fois par semaine. Quant à la prise en charge kiné pour les soins, elle concerne environ 60% des résidents.

Précisément, quels types d’exercices proposez-vous en cours collectif ?

Cela peut être de la gym douce, du renforcement musculaire, de l’aquagym durant la période estivale, mais également du Tai-chi, puisque j’ai fait une formation spécifique pour pouvoir encadrer la discipline. Dans les grandes lignes, le Tai-chi taoïste permet d’effectuer un gros travail sur la souplesse et l’apaisement. Avec les résidents, durant une demi-heure, nous travaillons une vingtaine de mouvements, les uns après les autres. Cela améliore grandement la mobilité générale. Certains le font même assis.

Quels sont les soins les plus fréquents que vous devez apporter ?

Forcément, il y a beaucoup de soins de rééducation liés aux prothèses de hanche. Du genou également. Les muscles sont alors sidérés : faibles et endormis. Pour ce type de prothèse, on va devoir travailler l’amplitude articulaire et la flexion. Le but : permettre au résident de récupérer la même force sur la jambe opérée que sur l’autre, afin de ne pas déformer son schéma de marche. C’est du travail de renforcement musculaire, d’équilibre, de rééducation à la marche, pour recouvrer son autonomie. Ces prises en charge durent 30 à 45 minutes. Elles se terminent par une phase de confort, de retour au calme, d’antalgie finalement.

Comment procédez-vous pour amorcer ce retour au calme ?

On utilise la physiothérapie – le chaud, le froid – mais aussi l’électricité. Nos poches de chaud (des cataplasmes à la paraffine) sont décontracturantes : elles permettent de soulager quelqu’un qui souffre d’une cervicalgie par exemple. Les poches de froid, elles, sont destinées à tout ce qui est aigu : une entorse fraiche ou un hématome. Enfin, il y a l’électrothérapie. Selon la fréquence et la puissance du courant inoculé, l’effet peut être antalgique et ainsi limiter la douleur ; elle peut aussi permettre d’effectuer du renforcement musculaire.

Quel regard portez-vous sur le métier de kinésithérapeute en résidence Occitalia ?

Nous avons la chance d’avoir une structure parfaitement adaptée, sur place, et de pouvoir compter sur des assistants. Nous avons les moyens, mais aussi le temps pour assurer une prise en charge de grande qualité : c’est un vrai luxe. Pour nous comme pour les résidents. Et c’est aussi pour cela que nombre de nos résidents récupèrent de l’autonomie qu’ils avaient perdue, lorsqu’ils vivaient chez eux, un peu isolés. Il y a le travail sur le physique, mais pas seulement. La kiné, ce n’est ni de la souffrance, ni de la douleur. Notre prise en charge se veut biopsychosociale : ainsi, j’apporte autant à mon patient en discutant avec lui, que pendant qu’il fait ses exercices. C’est aussi là que se trouve la clé.

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